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Soutien à domicile : Répondre aux besoins liés à la participation sociale des aînés

Dans cet article, les auteurs discutent de l’importance de la participation sociale des aînés qui présentent des incapacités. À l’heure actuelle, quels sont les besoins comblés et ceux qui ne sont pas comblés chez les usagers du soutien à domicile? À cet égard, quelle est la perception des aînés? Des aidants? Des professionnels de la santé?

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Quelques faits saillants de cet article

Tout d’abord, les auteurs insistent sur la complexité des besoins des personnes aînées qui présentent des incapacités. Ils soulignent aussi l’importance de maintenir et d’améliorer la participation des aînés, et ce, peu importe leur état de santé et leurs incapacités. Pour les dispensateurs de services, ceci passe nécessairement par une évaluation centrée sur les besoins de l’aîné (son projet de vie, ses intérêts, etc.). Ceci passe également par une participation active de l’aîné et de son proche à l’évaluation des besoins et à la planification des services.

L’étude dont il est question dans cet article nous démontre que les besoins liés aux activités de la vie quotidienne sont généralement bien répondus par les aidants ou par nos services. Ex. : la préparation des repas, l’épicerie, la prise de médication, les tâches ménagères, les soins personnels, le logement. Quelques besoins à dimension plus sociale sont également répondus de façon satisfaisante. Ex. : la prise de décisions, la gestion du budget.

Cependant, la plupart des besoins qui demeurent insatisfaits chez les aînés sont liés aux activités sociales. Ex. : participation à des activités de loisirs, participation à des activités dans la communauté, entretien de relations interpersonnelles, déplacement, etc.

On remarque  que plusieurs besoins non comblés impliquent des sorties « à l’extérieur » du domicile. Ex. : aller au restaurant, marcher à l’extérieur, s’impliquer dans sa communauté.

Pour les auteurs, cette emphase qui est mise par le réseau de la santé et des services sociaux sur les activités « d’intérieur » est incohérente avec une vision long terme des soins à domicile, notamment pour les usagers qui présentent des problèmes de santé chronique. Ils insistent sur la nécessité de combler l’ensemble des besoins de l’aîné pour contribuer de façon optimale à son mieux-être, puisque tous ses besoins sont liés entre eux. Exemple.  Avoir une bonne nuit de sommeil est étroitement lié à l’énergie disponible pour participer à une activité sociale durant la journée. À l’inverse, l’activité physique en groupe peut grandement contribuer à la qualité du sommeil. 

En ce sens, les auteurs dénoncent la situation actuelle et rappellent les bénéfices d’un mode de vie actif : réduction de la mortalité, déclin cognitif plus lent, diminution de l’utilisation de médicaments, réduction de l’utilisation des services de santé, réduction des symptômes dépressifs, etc.

Évidemment, encourager et faciliter l’accès à des activités sociales pose des enjeux de sécurité, de mobilité, de flexibilité et de coût pour nos services. Ces enjeux impliquent nécessairement un partenariat entre plusieurs secteurs. Ils impliquent aussi des innovations pour réduire les barrières qui entravent la participation sociale des aînées qui présentent des incapacités.

Finalement, on vous propose plusieurs initiatives inspirantes pour répondre aux besoins à dimension sociale des aînés : 1) Ville amie des aînés, 2) Accompagnement Personnalisé d’Intégration Communautaire (APIC), 3) Lifestyle Redesign® intervention.

Bonne lecture!

 

Référence:

Turcotte et al. BMC Geriatrics (2015) 15:95